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POLOGNE, Auschwitz : Le 27 janvier 2010. On voit sur la photo, l'ancien camp de la mort nazi d'Auschwitz-Birkenau, des heures avant les cérémonies solennelles marquant le 65ème anniversaire de la libération par l'Armée Rouge du camp de la mort tristement célèbre. Plus tard dans la journée, des survivants d'Auschwitz, des vétérans soviétiques et des leaders, avec y compris le Premier Ministre israélien Benjamin Netanyahu, ont rejoint les leaders polonais lors de cérémonies commémoratives à Birkenau, le plus grand des deux camps, dans lesquels environ 1 million de juifs ont été tués. PHOTO D'A.F.P. / JANEK SKARZYNSKI
VARSOVIE - A la veille de la Journée internationale de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité, une étude européenne recommande que les écoles et musées établissent un lien plus étroit entre les exactions nazies et les défis contemporains pour les droits de l'homme.
Les ministres européens de l'Education devaient débattre ce mardi à Varsovie de cette étude réalisée par l'Agence européenne pour les droits fondamentaux, avant d'assister mercredi aux cérémonies du 65e anniversaire de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz.
«Les conclusions de l'étude montrent que lier l'éducation sur l'Holocauste et l'éducation sur les droits de l'homme représente un grand défi non seulement pour les personnels des sites de mémoire mais aussi pour les professeurs des écoles», souligne l'Agence.
«Etablir un lien entre les deux domaines est crucial, étant donné que la connaissance et la réflexion au sujet du passé peuvent nourrir la discussion sur les défis que rencontre la société contemporaine», ajoute-t-elle.
Elle estime que trop de mémoriaux se cantonnent à «la simple transmission de la connaissance historique» et que l’éducation sur les droits de l'homme ne semble pas un concept fermement établi, ni sur ces sites ni dans les écoles.
L'étude couvre 22 sites liés à l'Holocauste et musées historiques et tient compte des commentaires de leurs conservateurs ainsi que de professeurs et étudiants de neuf Etats européens.
«ISRAËL A RETENU LA LEÇON»
Lundi, l'évêque polonais Tadeusz Pieronek, un ancien proche de Jean Paul II, a suscité des remous pour avoir déclaré que les Juifs se sont «appropriés» l'Holocauste comme une «arme de propagande».
«Il est indéniable que le plus grand nombre des morts dans les camps de concentration étaient des Juifs, mais il y a aussi sur la liste des tziganes polonais, des Italiens et des catholiques», dit-il dans une interview à un site catholique italien.
«Il n'est pas juste de s'approprier cette tragédie à des fins de propagande», dit aussi Pieronek, ajoutant que des journées commémoratives devraient être consacrées aux «victimes du communisme, aux catholiques, aux chrétiens persécutés et ainsi de suite».
«Mais eux, les Juifs, bénéficient d'une bonne presse parce qu'ils sont soutenus par de puissants moyens financiers (…) et l'appui inconditionnel des Etats-Unis, ce qui favorise une certaine arrogance que je trouve insupportable», poursuit l'évêque polonais à la retraite.
Arrivé en Pologne lui aussi pour commémorer l'anniversaire de la libération d'Auschwitz, Benjamin Netanyahu a déposé une gerbe de fleurs mardi sur une place de Varsovie, «d'où des centaines de milliers des nôtres étaient envoyés vers les camps de la mort» durant la Seconde Guerre mondiale.
«Le peuple d'Israël a retenu la leçon», a ensuite déclaré le Premier ministre israélien.
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